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Un espace de pensée libre pour la défense de la laïcité et de la liberté d'expression .....
« L'homme politique qui a besoin du secours de la religion pour gouverner n'est qu'un lâche. Or, jamais un lâche ne devrait être investi des fonctions de chef de l'Etat. »
Mustafa Kemal Atatürk, 1881-1938
L’idéal d’une société laïque, ce n’est pas une parfaite neutralité : la société laïque n’a pas à concilier des principes, mais des revendications dont chacune, à la limite, menace le principe même de son existence. Elle doit établir et maintenir la loi des parties entre elles, à l’encontre de tout groupe, de tout individu qui n’en veut que pour soi au nom de la vérité qu’il professe ou de la liberté qu‘il cultive. Elle cesse d’exister si elle doit régner sur la jungle et par la force, dompter des appétits sans retenue ou des rivalités sans pitié : elle suppose une certaine civilité des esprits et des mœurs. En réalité aucune démocratie n’est possible sans laïcité politique, et cette exigence est commune à tous les démocrates, qu’ils soient libres penseurs, chrétiens, musulmans ou israélites. C’est pour cela que nous devons défendre notre laïcité quand elle est affaiblie ou en danger.
Sans aucun doute, nous sommes en train d´assister à une renaissance de l'intolérance. La libéralisation de la messe en latin et le dernier document public de Benedictus PP, (un remake du Dominus Iesus (2.000)) qui insiste sur le maintien du monopole de Rome - Babylone sur l'orbe chrétien, sont des étapes de consolidation de la dérive intégriste vaticane.
La première, saluée avec enthousiasme par les schismatiques de Fellay, a fait se levé les plaintes de groupes juifs et de dissidents internes. Quant à la deuxième, elle promet d'être une réadaptation de l'exposition de Ratisbonne, cette fois avec, comme protagonistes principaux les grecs orthodoxes, russes orthodoxes, byzantins, anglicans, mormons, méthodistes, baptistes, antiochiens , arméniens, luthériens, presbytériens, coptes, syriaques orthodoxes, évangéliques, et les autres branches de la famille christicole. C'est-à-dire, toute la oikoumene, ensemble et mélangée, subordonnée, par l´art des édits, au monarque Ratzinger et à sa seule Église. La brise des Dolomites devrait lui sembler un peu plus que des murmures de désapprobation. Le grand Pape est en train de consolider une stratégie de repli des forces, en vue de la croisade évangélisatrice qui lui tourne dans la tête depuis des années : le retour d'un occident féodal, surveillé, protégé et guidé par le souffle du saint esprit, interprété par les capos de
D´en autre côté, l'hallucination coranique continue à chercher le martyre et la mort. On interprète le but des rebelles islamiques de
Il n´y a pas d´autre dieu qu’Allah. Pas d´autre église que la catholique. Pas d´autre morale que la confessionnelle. Aucune opinion autre que celle autorisée.
Le poulpe théologique aspire à la toute puissance. On organise des guérillas archiépiscopales contre le vidéo « blasphémateur » d'une équipe de football, contre les réformes éducatives en Espagne, des armées cléricales attaquent les états laïques, exigent « de prendre part librement » à la politique, récupèrent des cérémoniaux d'exorcisme, font face aux scientifiques et aux tribunaux, imposent leurs critères sexuels ridicules en évoquant leurs principes immuables, et élèvent des monuments totémiques en honneur à leurs dieux.
Quelqu'un doute encore que la racine de tout conflit est nourrie d'irrationalité pure? Quelqu'un doute encore que les fondamentalismes aspirent à réduire la réalité à des schémas de civilisation médiévaux?
José Saramago (Portugais, prix Nobel de Littérature 1998) l'a exprimé récemment ainsi : « Si nous étions tous athées, le monde serait plus pacifique ».
L'époque de l'injustice devrait à la fin être dépassée, et la destruction des religions un projet à effectuer. « Dieu » est un concept excessivement dangereux, trop pour se promener en toute liberté.
FIDA Federación internacional de ateos Bulletin No 131
Traduit de l’espagnol par moi même
Heureusement le Mexique peut compter encore sur quelques défenseurs de la laïcité qui essaieront de freiner les effets de la soif de pouvoir du poulpe du vaticanais.
Le prêtre et le politicien
la polarisation de la vie publique se nourri par des voies inattendues. A peine terminé le grand tsunami de la droite catholique contre la dépénalisation de l'avortement, affaire qui est déjà entre les mains de la Cour de Justice Suprême, le cardinal Norberto Rivera Carrera, à la tête de l'Archevêché Prima du Mexique, se place de nouveau dans l'oeil de l'ouragan. Le sujet actuel n'est pas une nouveauté: l'insuffisance de la réforme de 1992 pour loger le vaste contenu de la liberté religieuse.
La hiérarchie catholique prétend ne pas faiblir dans sa persistance pour réinterpréter le laïcisme, c'est-à-dire modifier dans ses aspects essentiels, la forme et le caractère de l'État mexicain: «Quand l'Église exige la liberté religieuse, elle ne sollicite pas un privilège, un paiement, ou une licence qui dépendent de situations contingentes, de stratégies politiques ou de la volonté des autorités, mais demande la reconnaissance effective d'un droit inaliénable '', a dit le cardinal.
Au nom de la liberté religieuse, l'Église catholique questionne les raisons qui au Mexique ont poussé à comprendre que la séparation entre le prêtre et le politicien est la condition nécessaire au déploiement d´autres libertés, y compris, le déploiement de la liberté de croyances que la Constitution protège.
La notion de citoyenneté pleine pour les prêtres devient difficile quand le Pape depuis le Vatican insiste sur la primauté universelle du catholicisme au-dessus de tout autre considération œcuménique. La prêche qui dit qu´il n´y a qu´« une seule Église » met entre guillemets la coexistence en démocratie avec d'autres dénominations chrétiennes, ou d´autres religions, et introduit un élément perturbateur dans la définition de l'État laïque, auquel finalement, sans laïcité, on demandera de reconnaître la « véritable religion ». Il s'avère surprenant que les réformateurs ecclésiastiques veuillent convaincre l'opinion publique, que l'enseignement religieux dans des écoles publiques est « un droit de l´homme», alors que la liberté de croyances, l'expression la plus finie de la liberté, est protégée par la constitution et heureusement réservé au cadre de la vie privée.
L'insistance historique dans cette revendication est expliquée non comme un amour à l'enseignement, dont les portes particulières sont ouvertes, mais comme la voie privilégiée pour la formation morale de tous les citoyens, et pas seulement de ceux qui viennent de familles proches aux valeurs de certaines églises. Cette disposition à imposer dans la salle de classe la Vérité (avec un V majuscule), quel que soit son origine et sa culture, est incompatible avec le laïcisme la démocratie, et est une des bases de tout fondamentalisme.
Et c'est pourquoi, cette anxiété de restauration, présentée comme nouveauté démocratique, n´est autre qu´une provocation inacceptable.
Adolfo Sánchez Rebolledo est représentant du Parti de
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