Un espace de pensée libre pour la défense de la laïcité et de la liberté d'expression .....
« L'homme politique qui a besoin du secours de la religion pour gouverner n'est qu'un lâche. Or, jamais un lâche ne devrait être investi des fonctions de chef de l'Etat. »
Mustafa Kemal Atatürk, 1881-1938
Heureusement le Mexique peut compter encore sur quelques défenseurs de la laïcité qui essaieront de freiner les effets de la soif de pouvoir du poulpe du vaticanais.
Le prêtre et le politicien
la polarisation de la vie publique se nourri par des voies inattendues. A peine terminé le grand tsunami de la droite catholique contre la dépénalisation de l'avortement, affaire qui est déjà entre les mains de la Cour de Justice Suprême, le cardinal Norberto Rivera Carrera, à la tête de l'Archevêché Prima du Mexique, se place de nouveau dans l'oeil de l'ouragan. Le sujet actuel n'est pas une nouveauté: l'insuffisance de la réforme de 1992 pour loger le vaste contenu de la liberté religieuse.
La hiérarchie catholique prétend ne pas faiblir dans sa persistance pour réinterpréter le laïcisme, c'est-à-dire modifier dans ses aspects essentiels, la forme et le caractère de l'État mexicain: «Quand l'Église exige la liberté religieuse, elle ne sollicite pas un privilège, un paiement, ou une licence qui dépendent de situations contingentes, de stratégies politiques ou de la volonté des autorités, mais demande la reconnaissance effective d'un droit inaliénable '', a dit le cardinal.
Au nom de la liberté religieuse, l'Église catholique questionne les raisons qui au Mexique ont poussé à comprendre que la séparation entre le prêtre et le politicien est la condition nécessaire au déploiement d´autres libertés, y compris, le déploiement de la liberté de croyances que la Constitution protège.
La notion de citoyenneté pleine pour les prêtres devient difficile quand le Pape depuis le Vatican insiste sur la primauté universelle du catholicisme au-dessus de tout autre considération œcuménique. La prêche qui dit qu´il n´y a qu´« une seule Église » met entre guillemets la coexistence en démocratie avec d'autres dénominations chrétiennes, ou d´autres religions, et introduit un élément perturbateur dans la définition de l'État laïque, auquel finalement, sans laïcité, on demandera de reconnaître la « véritable religion ». Il s'avère surprenant que les réformateurs ecclésiastiques veuillent convaincre l'opinion publique, que l'enseignement religieux dans des écoles publiques est « un droit de l´homme», alors que la liberté de croyances, l'expression la plus finie de la liberté, est protégée par la constitution et heureusement réservé au cadre de la vie privée.
L'insistance historique dans cette revendication est expliquée non comme un amour à l'enseignement, dont les portes particulières sont ouvertes, mais comme la voie privilégiée pour la formation morale de tous les citoyens, et pas seulement de ceux qui viennent de familles proches aux valeurs de certaines églises. Cette disposition à imposer dans la salle de classe la Vérité (avec un V majuscule), quel que soit son origine et sa culture, est incompatible avec le laïcisme la démocratie, et est une des bases de tout fondamentalisme.
Et c'est pourquoi, cette anxiété de restauration, présentée comme nouveauté démocratique, n´est autre qu´une provocation inacceptable.
Adolfo Sánchez Rebolledo est représentant du Parti de
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