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Mardi 24 juillet 2007

Sans aucun doute, nous sommes en train d´assister à une renaissance de l'intolérance. La libéralisation de la messe en latin et le dernier document public de Benedictus PP, (un remake du Dominus Iesus (2.000)) qui insiste sur le maintien du monopole de Rome - Babylone sur l'orbe chrétien, sont des étapes de consolidation de la dérive intégriste vaticane.

La première, saluée avec enthousiasme par les schismatiques de Fellay, a fait se levé les plaintes de groupes juifs et de dissidents internes. Quant à la deuxième, elle promet d'être une réadaptation de l'exposition de Ratisbonne, cette fois avec, comme protagonistes principaux les grecs orthodoxes, russes orthodoxes, byzantins, anglicans, mormons, méthodistes, baptistes, antiochiens , arméniens, luthériens, presbytériens, coptes, syriaques orthodoxes, évangéliques, et les autres branches de la famille christicole. C'est-à-dire, toute la oikoumene, ensemble et mélangée, subordonnée, par l´art des édits, au monarque Ratzinger et à sa seule Église. La brise des Dolomites devrait lui sembler un peu plus que des murmures de désapprobation. Le grand Pape est en train de consolider une stratégie de repli des forces, en vue de la croisade évangélisatrice qui lui tourne dans la tête depuis des années : le retour d'un occident féodal, surveillé, protégé et guidé par le souffle du saint esprit, interprété par les capos de la Sainte Mère Église et moralement captif de ses codes de conduite, basés sur l'obéissance, la crainte et le dogme. 

D´en autre côté, l'hallucination coranique continue à chercher le martyre et la mort. On interprète le but des rebelles islamiques de la Mosquée Rouge d'Islamabad comme un défi suicide à l'État. Et une chose certaine, est qu'ils ont démontré que le militantisme taliban pakistanais ne se limite pas à quelques zones rurales frontalières. Exigeant l'application de la sharia dans la capitale même, multipliant les martyrs et prêchant la soumission, les chefs islamiques embrassent aussi l'idée d'un Orient enchaîné à la croyance, surveillé, protégé et guidé par le Saint Coran, interprété par les chefs religieux et moralement captif de leurs codes de conduite, basés l'obéissance, la crainte et le dogme. 

Il n´y a pas d´autre dieu qu’Allah. Pas d´autre église que la catholique. Pas d´autre morale que la confessionnelle. Aucune opinion autre que celle autorisée.

Le poulpe théologique aspire à la toute puissance. On organise des guérillas archiépiscopales contre le vidéo « blasphémateur » d'une équipe de football, contre les réformes éducatives en Espagne, des armées cléricales attaquent les états laïques, exigent « de prendre part librement » à la politique, récupèrent des cérémoniaux d'exorcisme, font face aux scientifiques et aux tribunaux, imposent leurs critères sexuels ridicules en évoquant leurs principes immuables, et élèvent des monuments totémiques en honneur à leurs dieux. 

Quelqu'un doute encore que la racine de tout conflit est nourrie d'irrationalité pure? Quelqu'un doute encore que les fondamentalismes aspirent à réduire la réalité à des schémas de civilisation médiévaux? 

José Saramago (Portugais, prix Nobel de Littérature 1998) l'a exprimé récemment ainsi : « Si nous étions tous athées, le monde serait plus pacifique ». 

L'époque de l'injustice devrait à la fin être dépassée, et la destruction des religions un projet à effectuer. « Dieu » est un concept excessivement dangereux, trop pour se promener en toute liberté. 

FIDA Federación internacional de ateos Bulletin No 131 

Traduit de l’espagnol par moi même

Par Christophe Moreau - Publié dans : pensamiento
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